29ème Conférence de la Société Internationale de Sociologie des Religions
23 - 27 Juillet 2007 à Leipzig, Allemagne

 
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Sécularités et vitalités religieuses

Sécularités et vitalités religieuses sont souvent en tension, sinon en conflit, et toutes deux ont différentes significations. Toutes deux peuvent être définies et analysées aux niveaux macro-, meso- et micro-, toutes deux peuvent être perçues comme un processus ou une configuration stable, et représenter la règle comme l’exception. Mais une chose semble claire dans les recherche récentes : sécularités et vitalités religieuses coexistent bien souvent, en partie parce qu’elles interagissent les unes sur les autres de manière dialectique. L’intention de cette conférence est de saisir leurs diverses interactions dans différents contextes à travers le monde, à plusieurs niveaux et avec des impacts variables et éventuellement temporaires.

Selon les théories de la sécularisation, la sécularité reflète la différenciation fonctionnelle de la société, le désétablissement des religions, l’institutionnalisation des droits de l’individu, etc. La sécularité serait intégrée de manière institutionnelle dans les systèmes politiques démocratiques et soutenue par l’idéologie confinant la religion dans la sphère privée. Enfin, la sécularité peut être positivement corrélée avec la modernisation.

Ces propositions ont été sérieusement attaquées ces deux dernières décennies, tant du point de vue théorique qu’empirique. Les développements religieux récents – entre autres l’expansion des mouvements protestants dans différentes régions du monde, la popularité des derniers papes catholiques, la croissance des spiritualités alternatives, la revitalisation des traditions religieuses indigènes, l’intensification de la participation religieuse en Chine, la montée de divers mouvements musulmans et l’émergence d’un hindouisme politique – ont révélé un potentiel de vitalité religieuse et remis en cause la plausibilité de certaines théories sociologiques de la sécularisation.

Toutefois, la relation entre, d’une part, la sécularité comme caractéristique des sociétés modernes et, d’autre part, les mouvements religieux quelquefois en compétition au sein de ces sociétés, doit être explicitée. Les deux peuvent être incompatibles ou même en contradiction, comme le montrent les querelles entre lois religieuses et séculières. Mais les mobilisations religieuses peuvent aussi provoquer de nouveaux processus de négociation entre religion et sécularité, ce que révèlent les controverses autour de la question du blasphème. Et dans certains cas, les mouvements religieux peuvent promouvoir un nouveau type d’ordre social qui saurait répondre aux « défaillances » des États séculiers, comme le suggère le développement de certains mouvements protestants et musulmans dans différents pays à travers le monde.